12 octobre 2007
Au temps pour moi

Nous sommes de cette errance arrêt dire en vers nerfs
Pour quelque bonheur grand comme tête d'aigle en stellaire
Planer, glaner ces petits riens dans l’atmosphère.
Enivrée par tout ces mois de p’tits mots sincères
Que belle nuit d’été dévoilant, nos sens errent
Pour seoir que distance s’est teint de cœurs qui se blessent !
Tes chouchoutements, me déambulent dans l'apnée
D’erréalité quand je me colle erre d’innée,
A ton inconnu un instant reconnue et aimée
Je me beurre de ce leurre, une couche invisible
Qui par comble de rimes m’enfouies de sensibles
Gammes trouvées comme refuge de femme en cible.
Tes mots qui me roucoulent glissent ta bouche à mon cou,
S’éprend d'avance au bas d'un pourtour, d'une noue
Avoues colorier cet impossible amour
D’émaux emmurés, rien à voir contre un jour
Je désire tu devines, je dessine ton désir,
Et je ne lâche dans être, mais t'abandonne un sourire
Une musique interligne de rêves, sans délire
Sur ces pages si souvent relues que reliés
Nos numéros galopent juste au son du trop.
Photos AN et texte erredetemps
Commentaires
"Tes chouchoutements, me déambulent dans l'apnée
D’erréalité quand je me colle erre d’innée..."
la poésie avait besoin d'un langage et tu l'as inventé... ce poème est beau comme la naisance d'une nouvelle erre de poésie, l'erre de temps.
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